mercredi 4 janvier 2012

À destination

Ça fait six jours que nous sommes à Sanur (Bali) et je sens que nous avons maintenant trouvé notre rythme de voyage. Les nuits sont dorénavant normales (il en aura fallu trois avant que les enfants n’arrêtent de se réveiller aux petites heures du matin), nous avons apprivoisé notre environnement et avons développé nos premières habitudes. Personne n’est malade (encore !), tout le monde est heureux d’être dans un climat tropical (même si Valentne lance à la blague qu’elle a oublié son manteau d’hiver à Montréal) et la gentillesse balinaise nous laisse présager un séjour mémorable.
Les vingt-cinq heures d’avion tant redoutées se sont passées comme sur des roulettes. Il faut croire qu’il a été payant de préparer des jumeaux de quatre ans longtemps d’avance. Avoir une quantité astronomique de collations sous la main a grandement aidé, surtout pour les petits appétits que le bibimbap de Korean Airlines ne ragoûtait pas du tout. Est-ce parce que je n’avais jamais vraiment remarqué avant, mais le service à bord auprès des enfants était impeccable : de belles surprises sur chacun des vols (sauf les vols nord-américains, bien sûr), des hôtesses souriantes et à l’avenant que je voyais s’attarder auprès des enfants récalcitrants (ce qui n’était pas du tout le cas de Christophe et Valentine, à notre grand bonheur) ! L’aéroport de Séoul est le plus surprenant que j’ai vu jusqu’à présent. Il y a un nombre incroyable de boutiques de luxe, tellement que je suis persuadée que la Croisette à Cannes n’a absolument rien à lui envier ! Une belle section de jeux pour les enfants, histoire de se dégourdir les jambes, se trouvait juste à côté d’un musée d’histoire et d’artisanat coréens pour les voyageurs en transit. Une fois passée la sécurité, nous avons même pu assister à un petit concert d’instruments à cordes, au grand bonheur de Christophe qui a vu ses violons chéris ! Bref, un succès sur toute la ligne.

Christophe qui écoute les violons à Séoul (Aéroport Incheon)


Sanur est une petite ville de plage fort tranquille, et nous nous retrouvons, au Ari Putri Hotel, dans la section la moins achalandée. C’est un petit hôtel chaleureux, avec une piscine pour les grands et les petits, où l’on mange très bien. Valentine s’est fait un ami monstre à qui elle rend visite plusieurs fois par jour : c’est une de ses magnifiques sculptures de bois, comme on en retrouve tant ici, et qui se situe à la réception de l’hôtel. Elle s’invente plein d’histoires avec lui, pendant que je n’en finis pas d’admirer la table qui se trouve à côté. C’est une table à café en bois avec des fleurs qui me semblent être des fleurs de lotus sur le dessus, protégées par une vitre. Je la veux. Christophe est attiré comme un aimant par la piscine et maintenant qu’il a un masque et un tuba, il sait qu’il est un plongeur et se prépare à observer les tortues à Gili Trawangan. Étrangement, la mer et la plage ne sont pas un incontournable encore, sauf pour l’observation des bateaux : Christophe, qui aime tous les moyens de transport, est heureux de les regarder et de s’en approcher, pendant que Valentine se plaint qu’elle a du sable partout.
Ma table de rêve
Valentine et son ami le monstre gentil

« Shopping can be a consuming pastime in Bali » qu’il disait, le guide. My God, nous n’étions tout de même pas préparés pour ça. Les tout premiers jours, il devenait évident que les vêtements d’été amenés du Québec ne convenaient pas du tout au climat. Une superbe raison pour s’équiper en paréos, robes, chemises de batik et autres indispensables pour ne pas crever de chaleur dans nos t-shirts Gap et Mexx. Surtout quand les morceaux coûtent en moyenne 5 à 8 $ chacun. Ensuite, le batik nous offre la possibilité d’acheter des nappes et des napperons. Bon, les miens commencent à faire dur à la maison, que je me dis… L’artisanat, on regardera ça à Ubud, mais comment résister quand je vois un bel œuf de bois peint représentant Ganesh (mon préféré) ? À voir ce qu’on a déjà sous les yeux en termes de galeries d’art, ça va faire mal rendu là-bas. Finalement, il y a les bijoux. Bali n’est pas l’Inde (Kine et moi avions étalés tous nos bijoux sur un lit et pris une photo pour immortaliser la chose avant de quitter Delhi), mais les perles !!! Qu’elles sont belles ! Et des bijoux d’os sculptés d’une délicatesse incroyable. Dans mon livre à moi, un bijou (de qualité, on s’entend, en métaux ou pierres précieux), ce n’est pas une dépense, mais un investissement. 2012 sera donc l’année pour investir dans les perles.

Au Jardin des Orchidées de Sanur

1 commentaire:

  1. Allo Manue!

    C'est vraiment super que vous vous lanciez dans un aussi gros périple avec vos tout-petits (qui sont à croquer!). Pour avoir traversé plus d'une fois l'Atlantique avec mes 2 puces, je te lève mon chapeau pour ces 25 heures de vol.

    J'ai hâte de voir plus de photos!

    bisous, gxxx

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