J’ai trouvé, à Gili Trawangan, exactement le genre d’ambiance que je recherchais depuis le début du voyage et qui avait fait cruellement défaut à Sanur. Le véritable sentiment que nous sommes en vacances : ce que les affiches publicitaires pour Cuba essaient de nous vendre sur le bord des autoroutes, mais en mille fois mieux. Une eau claire et limpide, du sable doré à souhait, des gens relaxe qui racontent leur dernière expédition de plongée, des barbecues qui grillent des poissons qui batifolaient le matin même avec insouciance et une vue imprenable sur Lombok, qui a l’air d’une terre sauvage vue d’ici. On se sent comme Christophe Colomb qui aperçoit Hispaniola pour la première fois. Bienvenue à Gili Trawangan.
Nous l’avons bien mérité, ce séjour sur l’île, qui sera fort probablement notre dernier arrêt avant de retourner à Sanur pour prendre l’avion. Ce n’est pas toujours évident de se déplacer avec deux jeunes enfants, une poussette, trois valises et tout le reste, mais quand les enfants souffrent du mal des transports, c’est encore pire. Depuis plusieurs mois, tout allait bien lors de nos déplacements, nous en étions presque venus à croire que tout ça était fini. Que nenni. Après 1h30 de « shuttle bus » d’Ubud à Padang Bai (Christophe) et encore 1 heure de bateau rapide pour se rendre ici (Valentine et Christophe), nous sentions tous le vomi. Les photos de ce blogue ne nous montrant que sous notre meilleur jour, vous ne verrez jamais la face que nous faisions en arrivant ici. C’est le « dark side » du voyage, il y en a toujours des moments, mais suffit d’une piscine et d’un hôtel confortable comme le Marthas pour tout faire oublier.
Et puis, cela fait à peine plus de 48 heures que nous sommes ici et on dirait que ça fait une semaine. Le temps prend une autre dimension quand on voyage, mais à Gili T, c’est encore plus remarquable. Je crois que la dernière fois que j’ai vécu cela, c’est à Caye Caulker, au Bélize. En fait, c’est Caye Caulker que je recherchais en venant ici, mais Gili T est encore plus intéressante. Ne serait-ce que pour la vue, comme je mentionnais plus haut. L’absence de véhicules motorisés offre un peu de répit à notre odorat, qui peut amplement profiter de l’air salin, ainsi qu’à nos oreilles. Pour se déplacer, nous prenons des carrioles tirées par des chevaux garnies de clochettes qui font un bien plus joli son. On fait le tour de l’île en une demi-heure en carriole. Un seul côté est développé, l’autre est encore presque sauvage.
Autre point non-négligeable : pas de chiens, mais des chats. Bali est peuplée d’une foule de chiens errants, pas nécessairement méchants, mais qui vagabondent partout dans les rues. Les chiens errants offrent un spectacle beaucoup moins agréable que les chats, qui ont toujours une grâce de pachas peu importe la vie qu’ils mènent. Que des chats à Gili T et avec l’appel à la prière que je retrouve avec bonheur cinq fois par jour, on se croirait au Moyen-Orient, qui ne compte que des pays de chats. Les pays de chiens, ce sont ceux de l’Amérique centrale.
Que faire à Gili T, sinon lézarder sue la plage et manger poissons grillés et crème glacée (chez l’unique marchand de l’île, Gili Gelato) ? Plonger, bien sûr. Trop distraite à préparer les bagages à mains remplis de surprises et de collations du départ, j’ai oublié mes papiers de plongeuse (gggrrrrr !), mais je me rattraperai en snorkelling, surtout que je peux maintenant en faire avec mon fils.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire