mardi 30 août 2011

Départ

Le prochain pays que je visiterai sera le vingtième. Nous irons à Bali, en Indonésie, une toute petite île dont on peut faire le tour en une journée, paraît-il. Nous, c’est moi, mon amoureux et notre progéniture, que j’emmène puisque je suis sérieusement piquée de la mouche du voyage et que je n’ai jamais eu l’intention de m’arrêter avec des enfants. Même avec des jumeaux, même s’ils sont encore petits. Suffit de choisir des pays exempts de malaria, d’être organisée et d’avoir le sens de l’humour.
Mais trève de présentation, si ce blogue existe, ce n’est pas seulement pour donner de nos nouvelles aux parents et amis  qui seront demeurés dans la blancheur hivernale de janvier, mais aussi pour partage des réflexions qu’inspirent le voyage et ce, tout au long de cette aventure. Pas seulement ce voyage-ci, mais le voyage. Car le voyage, il ne commence pas au moment de prendre l’avion, il commence dans notre tête. Il ne se termine pas non plus lorsque nous sommes de retour dans nos pantoufles, il nous transforme, devient une part de nous-même et nous accompagne toute notre vie. Parce que nous avons de beaux  souvenirs auxquels nous rapporter et qui nous font du bien quand tout va mal, ou de moins beaux souvenirs qui nous font rire après coup (vous savez, ces épisodes ou l’on s’est demandé ce qu’on était venu foutre dans ce bordel de trou perdu loin de sa mère, loin de sa maison, loin de TOUT?). Parce le voyage nous sort de notre zone de confort et nous force à voir le monde sous un autre angle. Parce qu’en voyage, on déploie toutes nos ressources, on stimule notre système D et on en ressort mieux armé pour la vie. Mais finalement, moi, si je voyage, c’est d’abord et avant tout parce que j’aime ça et que sans la perspective d’un prochain départ, je suis malheureuse comme les pierres.

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